Bref, j’ai passé une année au CNAM

Un petit article pour vous parler du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), du pourquoi j’y passe autant de temps et de ce que j’en retire.

Une partie d’entre vous le sait déjà , cette année je me suis lancé : je me suis inscrit au CNAM. Ça faisait un moment que cela me tentait, pour compléter ma formation par quelques cours autour du management de l’innovation.

C’est vrai qu’au début, j’ai hésité. Encore un truc après le travail, un engagement qui va mobiliser du temps toute l’année. En plus il va falloir poser des jours de congés. Et puis à quoi ça va me servir? Au final j’ai eu ma réponse. L’utilité est surtout de s’inscrire dans une démarche d’enrichissement personnel, avant même la finalité de certificat ou de diplôme. Pour vous donner une idée du volume, j’ai fait environ 1 cours du soir /semaine, ainsi qu’environ poser 8 jours à titre personnel pour suivre les formations. Cela représente 4 modules de cours sur l’année. Les cours les plus théoriques sont plutôt le soir, les plus appliqués en journée complète.

L’avantage, c’est que c’est relativement abordable, et que j’ai pu construire moi-même ma démarche sans dépendre d’autorisations ou de budgets. Pas de souci pour assembler les modules selon ce qui m’intéressait, ou pour moduler son rythme. Les autres élèves que j’ai croisés étaient dans la même optique. Du coup, on se retrouve tous dans une dynamique d’apprentissage et d’approfondissement, et non dans une logique “scolaire”. La plupart des auditeurs ne sont pas là pour valider un module, mais plutôt pour pouvoir l’appliquer sur des cas pratiques, rapidement si possible . Cela crée immédiatement des opportunités d’entraides mutuelles.

J’ai pu côtoyer des créateurs d’entreprises, qui viennent chercher là des compétences en plus pour mener leur affaire, d’autres élèves en reconversion avec des parcours riches, des consultants en recherche d’apports complémentaires, et même de simples curieux. Même si aucun parcours n’est identique, le mot d’ordre est bienveillance, tout le monde est là de façon volontaire et cela permet de belles rencontres. Pour moi c’est évident, la richesse des enseignements, c’est aussi les personnes présentes dans la salle et les échanges.

Je ne vous le cache pas au début, cela a pu me sembler un peu froid, surtout quand mon premier cours a été un amphithéâtre assez rempli, que les présentations ne sont pas vraiment faites et qu’on a du mal à se trouver des points communs. On arrive après son boulot, on prend 2h30 de cours magistraux et on repart. Heureusement, l’ambiance change au fil du temps. L’année avançant, et les cours devenant plus pratiques, on a l’occasion de plonger en plein dedans, d’interagir régulièrement au travers de projets de groupes par exemple, et de vraiment s’engager. De plus, en termes de qualité, j’ai eu la chance d’avoir des intervenants captivants, avec des liens forts avec l’entreprise et beaucoup d’exemples de cas pratiques. J’ai découvert et ouvert plein de pistes pendant l’année, eu des suggestions de lecture qui m’ont bien servi, appris de nouvelles méthodes qu’il me tarde d’appliquer. Pas de regrets.

Bien entendu tout n’est pas idyllique : les plannings, les salles , les examens, toute la partie organisationnelle restent assez anarchiques. Manque de moyens, désorganisation, poids d’une organisation “historique”. Je ne sais pas, mais en tout cas, tout cela contraste souvent avec la qualité des cours. Cela s’ajoute aux problématiques d’organisation personnelle, il faut gérer les travaux supplémentaires, la modification du rythme. Sans surprise, mobiliser un soir par semaine, c’est l’apprentissage d’une organisation de vie différente. Il faut trouver le bon équilibre entre des cours assez nombreux pour réellement adhérer à une dynamique, et les cours trop nombreux qui étouffent. Il s’agit de tenir le long terme, pas de s’épuiser au bout de quelques mois.

En tout cas, j’ai vraiment aimé avoir ces moments d’apprentissages, de partages, le tout dans un cadre que j’affectionne particulièrement. Le Conservatoire National des Arts et Métiers a été créé pour la diffusion populaire des sciences et techniques, et c’est une vocation qui, je trouve, a toujours un sens profond dans notre société actuelle et ses enjeux.

Voilà pour mon modeste partage d’expérience . Et vous savez quoi, je continue même cette année 🙂

Michael.

Ecrit le 03 juillet 2017

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