On ne m’a jamais dit que je pouvais être freelance – Ce que j’ai appris de deux ans d’activité

Cela fait déjà plus de deux ans que j’ai quitté mon CDI pour devenir freelance.

Et j’ai envie de vous partager le bilan de ces deux années.

Avant de me lancer, j’ai mis du temps à comprendre que j’étais fait pour l’entrepreneuriat.

Vous savez ces mythes du startupper qui ne dort jamais, seul contre tous, ou du nomade digital à Bali…

Toutes ces histoires qu’on en raconte, et qui sont assez loin de la réalité.

Mais pour commencer, j’avais envie de vous partager trois bonnes nouvelles :

  • Je suis toujours indépendant
  • J’aime ça, et j’ai plaisir à me lever chaque matin
  • Je peux envisager d’en vivre de façon saine et pérenne.

Et pourtant, il y a des choses que j’aurai aimé savoir avant.

Être indépendant, ça s’apprend.

Non, être entrepreneur n’est pas inné. Mais ça se développe.

Quand on a une formation d’ingénieur, qu’on a toujours été salarié, et qu’on a peu d’entrepreneuse et d’entrepreneur dans son entourage, ce n’est pas simple de se projeter dans une nouvelle posture.

« Mon travail a de la valeur et je peux le vendre »

Non, gérer les devis, les factures, les contraintes, les outils web ce n’est pas simple.

Mais on n’est pas obligé de tout maitriser du premier coup. On peut y aller au fur et à mesure, s’entourer et poser des questions.

Non, faire sa propre promotion n’est pas naturel.

J’étais loin de penser que je m’habituerai mettre en avant ce que je fais, de poster deux fois par semaines, et de prendre la parole par divers médias.

Et pourtant, la régularité et le courage de se jeter à l’eau font qu’on y arrive.

Être indépendant, ça demande du temps.

On a beau entendre des histoires incroyables, des succès en quelques jours et autre résultat.  En pratique, c’est souvent beaucoup de mois de préparations avant des moments d’accélérations.

Beaucoup du travail que j’ai fait au début commence seulement à porter ses fruits maintenant. Chaque contact noué aujourd’hui apportera peut-être des résultats dans un ou deux ans.

C’est normal, on finit par le savoir, mais ça peut être frustrant.

Être indépendant, c’est être extrêmement engagé dans ce que l’on fait et en même temps accepter de lâcher prise.

On maitrise les moyens, mais pas toujours les résultats.

Il faut cultiver l’enthousiasme, mais apprendre à gérer l’impatience.

Être indépendant, c’est une école et un terrain de jeu permanent

S’il y a bien une chose qu’on aurait dû me dire avant, même si je m’en doutais.

Être indépendant, c’est apprendre et expérimenter en permanence.

C’est aussi des doutes, de décisions difficiles et des remises en question.

Se perfectionner dans ses spécialités, et mieux comprendre toute une variété de compétences.

Mais c’est des périodes où l’on navigue à vue, où l’on subit les hauts et les bas de son activité.

Des jours où l’on échoue, on galère, puis on s’améliore.

Faire beaucoup de rencontres et découvrir des univers improbables.

On ne sait jamais bien ce que les prochains mois vont nous amener.

Mais pas de doute pour moi, la liberté d’explorer, de construire, et de concevoir son quotidien et ses projets professionnels vaut bien les moments d’inconforts et d’insécurité.

Bref, deux ans déjà !

Il s’est passé tellement de choses et c’est passé tellement vite. Mais quelle fierté et quel soulagement d’avoir sauté le pas.

Au plaisir de se croiser sur le chemin, que tu y sois déjà, hésite à t’y lancer, ou veuille juste qu’on collabore sur un bout du voyage.

Michael

1 commentaire pour “On ne m’a jamais dit que je pouvais être freelance – Ce que j’ai appris de deux ans d’activité”

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